Jésus de Nazareth, enfant de la nuit.
Résurrection
C’est une guerre sans pitié, une traque à mort, je suis seul, ils sont des centaines de milliers de part le monde. Ils me cherchent depuis près de deux milles ans et n’auront de repos qu’une fois mon corps ensevelit au plus profond d’un tombeau.
Chapitre I : Une blessure du passé
Chaque nuit je les sens qui s’agitent autour de moi, je sens leur sang palpiter, leurs pensées crépiter, ils fouinent partout, s’interrogent, réfléchissent sur mon être, mon essence, ils tentent vainement de capter mes intentions, mes obsessions.
Ils pensaient que ma faiblesse résidait dans les traces que je laissais derrière moi. Pour eux, dénicher un cadavre exsangue c’était resserrer les mailles du filet, les idiots, ils comprirent bien vite que je n’étais pas le seul représentant de ma race, j’avais des frères et des sœurs. Bien sûr les liens entre nous étaient fort rares, mais de nombreux accords tacites nous garantissaient une protection mutuelle.
Malheureusement pour moi, leur chasse s’étendue à l’ensemble de mes semblables, ce qui m’attira la rancœur de nombreux ‘anciens’, rendant mon existence encore plus précaire, devant me méfier de la plupart des êtres doués d’intelligence qui peuplent cette planète.
Au fil des siècles, la traque se fit plus méthodique, plus organisée, à l’aube de ce 21ème siècle, le moindre faux pas me serait fatal.
Leur impatience de me trouver devient de plus en plus grande, ils ont tout infiltré, le peuple, l’état, tous les rouages de notre société moderne est infectée de leur présence, tissant patiemment la toile dans laquelle ils comptent m’engluer.
L’information est leur plus grande arme, ils la dissèque, l’analyse, la pervertisse, la manipule, les moyens techniques pour la dénicher on beaucoup évolués en deux millénaires, aujourd’hui, la technologie a remplacée la torture et les bûchers.
Le monde me serait si doux sans eux……
Eux, les disciples de Pierre, les maîtres de la chrétienté, l’ordre de Pierre, le saint sauveur de l’humanité, celui qui jura de terrasser le démon, qui jura ma perte, c’était pourtant mon meilleur ami, mon frère, mais il y a si longtemps.
Pierre fut lei seul à comprendre cette nuit là, lui seul sus ce que j’était devenu, son regard si aimant à mon égard, devint en un instant, un océan de haine au fond duquel je failli bien m’abîmer, c’est cette nuit là que je le perdis pour toujours, lui, mon double, mon cœur, mon âme, la seule personne qui m’aima un tant soit peu, moi le bâtard, le vagabond.
Je ne peu m’empêcher de me réfugier dans ce passé béni, mon existence y était plus facile et je n’était pas seul.
Mon esprit m’attire là bas, mes souvenirs vagabondent vers ce temps lointain, le temps de mon trépas, le temps de ma renaissance, cette terrible nuit qui scella mon destin.
Mon nom est Jésus le Nazaréen, Jésus le prophète, Jésus le fils de Dieu, le fils de rien. Simple prédicateur, de nos jours on me qualifierait d’illuminé sectaire, d’utopiste farfelu.
Ma vie était simple, faite de rêves, de voyages, de rencontres, mendiants ici est là le gîte et le couvert, persuadé d’être investi d’une mission divine, d’être venu au monde pour sauver mes semblables d’eux-mêmes, je me posais en être d’amour et de compassion, certain d’être le grand réconciliateur entre Dieu et ses enfants.
Quelle prétention de ma part et Pierre n’y était pas étranger.
C’est lui qui eût l’idée de rectifier ma filiation, il est vrai que « fils de Dieu » sonne mieux que fils de Marie la putain de Bethléem, quoi qu’il en soit cela nous permis de prendre de l’importance, d’avoir un impact plus fort et plus décisif sur les masses, d’attirer de plus en plus de croyants.
Mes dernières années furent les meilleurs de ma vie, mes amis les plus proches et moi même n’avions plus à nous soucier de notre subsistance quotidienne, une foule de fidèles nous nourrissaient, nous abritaient, nous protégeaient.
Mais ce qui devait arriver arriva, notre ascension fut trop rapide, elle inquiéta les puissants et fit naître nombre de jalousies au sein même de notre communauté.
Un beau jour je fut trahi et livré aux colonisateurs de note contrée, (quelle ironie lorsque j’y repense, ce sont ses mêmes colonisateurs, qui abritent encore aujourd’hui dans leur sein mes ennemis les plus farouches) après un procès des plus théâtrale, je fut torturé puis mis au supplice, une mort de martyr n’était pas une chose anodine, rester digne et imperturbable ferait de moi une légende, j’en était persuadé au plus profond de mon âme, j’allais mourir le cœur léger et l’esprit apaisé.
Et c’est là, au crépuscule de mon existence, aux prémices de la mort qu’elle se présenta à moi, qu’elle décida de changer le cours de ma vie ou plutôt celui de ma mort.
La mort m’ouvrait ses bras, ma conscience sombrait doucement, entraînant avec elle la douleur et la peur.
Mon sang s’écoulait doucement de mes blessures, abreuvant le sol impur du sinistre Golgotha.
La vie quittait mon corps pour de bon lorsqu’une étrange sensation me ramena à la réalité de ma condition, un frémissement de plaisir venait de parcourir mon corps meurtri et épuisé.
C’était elle, elle venait de goûter mes dernières forces, perdu dans mes tourments, je ne l’avais pas senti s’approcher de moi et s’agripper à ma cuisse, mes yeux luttèrent avec l’obscurité pour la découvrir avec effroi, une ombre mouvante se délectant de mon sang avec une infinie douceur, une douceur empreinte néanmoins d’un soupçon d’avidité pour ce précieux nectar.
Ce nectar dont je ne soupçonnais pas encore l’incroyable béatitude qu’il provoqué à qui savait apprécier la subtilité de ses parfums.
Elle aurait pu finir de me vider de mon sang et me laisser à mon destin, mais elle n’en fie rien, encore aujourd’hui je ne saurais dire ce qui l’a poussé à faire de moi un de ses frères, que pouvais je représenter pour elle à l’époque, quel intérêt pouvait elle avoir à transgresser des règles centenaires, savoir qu’il nous est interdit d’accueillir en notre sein un être trop susceptible d’attirer l’attention sur notre race.
Car il est vrai que ma soudaine renaissance allée susciter bien des évènements qui pèsent encore sur le monde bien des siècles après leurs accomplissements.
_________________

Un mauvais commando il voit un truc qui bouge il tarte.....
Un bon commando il voit un truc qui bouge il tarte....mais c'est un bon commando.