Cela s'est déroulé au bar de la Firme, voilà 2 nuits.
Le Hulluleur soufflait et tous attendaient que la tempête se calme pour s'en retourner à leur chantier. Le tout dans une ambiance électrique en raison des membres des différents syndicats représentés.
Soudain entra un inconnu en armure complète d'un rouge éclatant. La première chose qui me frappa chez lui fut sa taille. 2,10 m au moins que son armure seule ne suffisait à expliquer. La seconde et non des moindres était la paire d'ailes d'un blanc immaculé qui jaillissait de son dos par des interstices aménagées dans son armure. A sa ceinture pendait une épée à garde d'or dans un fourreau noir de jais ainsi qu'un shotgun lustré. L'une de ses mains tenait une pelle, l'autre un sac à moitié rempli.
Il se dirigea d'un pas décidé vers le comptoir, s'assied posant pelle et sac et demanda au barman un juicy frais tout en otant son casque, révélant un visage halé par le soleil, preuve de son arrivée récente sur le sol martien. Ces longs cheveux blancs ainsi que ces yeux d'un vert presque translucide contrastaient fortement avec ce dernier.
Trois individus louches d'un syndic douteux s'approchèrent alors de l'étranger.
" Nouveau sur Mars hein, gueule d'ange? " dit l'un d'eux, les deux autres s'esclaffant.
" Tu cache quoi dans ton sac? On peut jeter un coup d'oeil? " dit un autre tout en avançant sa main vers l'objet de sa convoitise.
L'inconnu se saisit alors du poignet de ce dernier et d'une simple torsion le lui brisa, lui faisant ainsi pousser des hurlements indignes d'un véritable commando. Les deux autres se saisirent alors de leur shotgun mais l'étranger fut plus vif et d'un mouvement plus rapide que l'oeil dégaina ces deux armes qui vinrent se placer sous la gorge des vils forbants. La lame de son épée était aussi noire que son fourreau et crépitait d'arcs électriques bleus.
" Lâchez vos armes ou périssez. " dit-il d'une voix rauque, peu enclin à la parole. Ces derniers s'exécutèrent sans demander leur reste.
" J'étais juste venu prendre un verre en attendant que le gros de la tempête passe. " dit l'inconnu tout en se saisissant de sa pelle et de son sac, après avoir rengainer. Arrivé à la porte:
" Je m'en retourne creuser. " et il repartit comme il était venu, accueilli par les plaintes lugubres du Hulluleur.
Morale de l'histoire: Si tu ne cherche pas les ennuis, traîne dans ton propre bar.